Covid-19 pourrait-elle changer certains rapports régissant le monde ?
En décembre 2019, la ville chinoise Wuhan est l’endroit où la Covid-19 a
commencé à mettre la vie des gens en danger. Elle est l’occasion de nombreuses
pertes en vies humaines à travers le monde. Vu sa propagation rapide, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a
été amené de la considérer comme une pandémie, le 11 mars 2020. Au-delà de ce
réel danger, comment la Covid-19 pourrait
donner une alternative au rapport entre les pays? Comment affecte-t-elle les
générations partout et ailleurs ? Comment les dirigeants des pays et leurs
populations ont vu et saisi ce phénomène ?
Avec un bilan lourd en terme de décès et de contaminations dans
plusieurs endroits du monde, il est clair que personne ne soit réellement a
labri de la catastropha moins de continuer à garder les mesures de précautions
nécessaires. Il faut dire que le monde a connu de pareils évènements désastreux
comme la perse, la grippe espagnole, le Tchernobyl, les tremblements de terre,
des tsunamis, etc. Cependant, la Covid-19 semble atteindre baucoup plus d
régions et de personnes compte tenu de sa propagation vertigineuse. De surcroît, elle a permis de projeter le regard sur les mécanismes de gestion mis en place et sur un
élan de solidarité et de mépris qui semble régner au sein de la population
mondiale, particulièrement des blocs régionaux.
Malgré une série de coopération
entre les pays autour des axes
stratégiques, la Covid-19 semble instantanément réorienter la donne en
obligeant les Etats à prioriser le national sur l’international. D’où une
responsabilité étatique nationale non négligeable dans la prise en charge de
ses ressortissants dans la gestion de la crise, même si par ailleurs, d’autres
pays semblent continuer à promouvoir la solidarité internationale comme le Cuba
qui s’est mis disponible à travers ses équipes médicales pour voler au
secours de l’étranger. De décembre 2019 à avril 2020,
les dirigeants des pays touchés par ce virus ont pris tout un ensemble de
mesures, différentes suivant les régions mais avec un objectif commun ;
celui de protéger les populations
locales. Allant des mesures sécuritaires - la fermeture des écoles, des
universités, des frontières, le confinement, la suspension des voyages et
l’interdiction aux rassemblements des personnes- aux mesures sociales -des
supports aux personnes en termes de distribution des matériels sanitaires et
une allocation financière-, cela reste clair que la lutte contre la pandémie
semble se raffermir de plus en plus.
En fait, la Covid-19 n’est pas seulement liée au nombre de décès qu’elle occasionne. E lle est en effet à la base d’un dysfonctionnement socioéconomique.
Ce dysfonctionnement a fait chuter les rapports sociaux et économiques. Puisque
les centres de production et ceux de commerce ont été obligés de fermer leurs
portes, la vie économique et sociale est lourdement affectée. C’est sûr qu’a
l’après -Covid, de nouvelles stratégies auront à être définies et de nombreux
défis à surmonter. Et les pays les plus vulnérables dans tout ça ? C’est
vrai qu'Haïti a pu bénéficier
d’un support financier de la part des institutions mondiales comme le
Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale (BM). Mais quelles en
sont ces conditions camouflées de cette générosité à un moment où chaque
pays doit se protéger a sa façon ? Et comment devraient donc réguler les
nouveaux rapports entre les nations en pleine pandémie ?
Les personnes sont-elles aussi disposées et disponibles à entrer dans un
nouveau cycle de vie ? On sait que l’harmonie entre les moyens de production et
la force de travail n’y est pas parce qu’il y a la tendance de remplacer la
fonction humaine au sein des industries ou des entreprises par des robots. Ceci
fait partie d’une caractéristique ou d’une stratégie de la réduction des
dépenses et de l’augmentation du chiffre d’affaire de celles-ci.
L’apparition brutale et la propagation du virus Covid-19 ont dénaturé
d’une part les rapports sociaux entre les personnes d’un même pays, d’autre
part certains pays ou certains États qui ont déjà un mode d’organisation
sociale, économique et politique différente quoique nous puissions dire que ces
rapports ne soient pas trop harmonieux.
Par conséquent, la Covid-19 a laissé une plaie à panser non seulement pour les
pays et les organisations, mais aussi pour les personnes et les communautés.
D’autant plus, l’intensification des demandes des pays pour secourir leur
population constitue encore un problème par le fait que l’offre ne peut pas
satisfaire la demande.
Somme toute, la Covid-19 pourrait changer certains rapports au niveau
des pays et des conditions de vie des personnes parce qu'elle a chamboulé toute la
structure des pays en termes de santé, de soin, de production des biens et
services. De plus, elle a fait sauter certains verrous au niveau de l’aspect
sociétal du fait qu’ elle a mis en question certaine importance des relations
sociales entre les personnes. En outre, elle permettra de revoir le mode de
coopération entre les pays. C’est la raison pour laquelle elle pourrait
apporter des opportunités même après avoir tout basculé. On en saura beaucoup
plus à l’après –Covid.
Thélus JEAN FRANÇOIS
Étudiant en Administration Publique à l’INAGHEI

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