La transition démocratique
en Côte d’Ivoire en passe de réussite
La longue marche de la
transition démocratique en Côte d’ivoire, inverse de la transition démocratique en Afrique du
sud, se caractérise par le désespoir du
peuple ivoirien assis trop longtemps sur les chaises démocratiques. Désormais,
elle attend un sauveur à la hauteur du peuple de Nelson Rolihlalahla Mandela.
La République
de la Côte d’Ivoire (RCI) est un
Etat en forme longue, un pays situé en Afrique de l’Ouest, sur l'océan
Atlantique,
dans la partie occidentale du golfe
de Guinée. D’une
superficie de 322 462 km2, elle est bornée au
nord-nord-ouest par le Mali, au nord-est par le Burkina Faso, à l'est par le Ghana, au sud-ouest par le Liberia, à l'ouest-nord-ouest par la Guinée et au sud par l’océan
Atlantique.
Sa population est estimée à 26 594 750 habitants en 2017. La Côte d’Ivoire a pour capitale politique et administrative Yamoussoukro bien que la quasi-totalité des institutions se
trouvent à Abidjan, son principal centre économique. Bien qu'elle ait
pour langue officielle le français, plus de 60 autres dialectes y sont parlées au
quotidien. Elle a pour monnaie, le franc CFA. Le pays fait partie de la CEDEAO, de l’Union africaine et de l’Organisation de la coopération islamique.
La genèse du système démocratique
en côte d’Ivoire
La démocratie en Côte d’Ivoire a commencé en 1990 avec
les élections présidentielles : celles de 1995, celles de 2000, coupure
démocratique en 2005, élections présidentielles en 2010, crise postélectorale
de 2010, élections de 2015 et celles de 2020. Entre 1960 et 1985, le président de la république est
élu à sa propre succession puisque le pays est dirigé par un parti unique.
Donc, il y a toujours la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Mais, en
1982, Laurent Gbagbo fonde le Front populaire ivoirien et en 1990, Francis Wodié crée le Parti ivoirien des travailleurs. Le président
Boigny est obligé de faire une élection démocratique à laquelle s'oppose seulement
Laurent Gbagbo. Les
élections présidentielles ivoiriennes en 1990 ont été
réalisées avec deux candidats, d’une part, Félix Houphouët-Boigny: Fondateur du Parti démocratique de Côte d'Ivoire, parti
unique jusqu'en 1990, -il se présente de nouveau à la présidence de la
république, avec un seul opposant face à lui-, d’autre part, Laurent
Gbagbo: Fondateur du Front populaire ivoirien dans la
clandestinité en 1982,candidat de l'opposition en 1990. La campagne électorale s’est déroulée entre
avril et octobre 1990. Le président sortant affirme qu'il peut encore apporter
à la Côte d'Ivoire tandis que Laurent Gbagbo affirme pouvoir apporter un
souffle nouveau. Le président annonce également qu'il nommera un premier
ministre à l'issue du scrutin présidentiel.
La mort du président Houphouët Felix Boigny, père de l’indépendance de
la Côte d’Ivoire, nécessitant une élection présidentielle prématurée
Le président sortant est réinvesti et nomme Alassane Ouattara premier ministre à l'issue du scrutin. Cependant, on
soupçonne le président sortant de fraudes et de corruption, et même d'avoir
inversé les résultats des élections en sa faveur. Sa proximité avec la France
serait pour quelque chose dans la légitimation de ce qu'on pourrait appeler une
victoire volée. La Côte d'Ivoire connaît encore quelques difficultés, et son
président décède subitement le 7 décembre 1993. Henri
Konan Bédié, président
de l'Assemblée nationale, assure l'intérim et Alassane Ouattara démissionne de
ses fonctions.
Les élections présidentielles en 1995 en Côte d’ivoire
Le 7 octobre 2000, le conseil constitutionnel publie la liste des candidats. 14 candidats ont été
disqualifiés par la Cour Suprême dont le candidat RDR (Alassane Ouattara) et les six candidats PDCI (parmi lesquels Henri Konan Bédié et Émile
Constant Bombet).
Il ne reste alors que cinq candidats : Robert Guéï, Laurent Gbagbo, Francis Wodié, Théodore Mel Eg et Nicolas Dioulo. Parmi eux, deux avaient déjà
présenté leur candidature auparavant, Laurent Gbagbo en 1990 (18 % des suffrages) et Francis Wodié en 1995 (4 ou 5 % des suffrages). Cela marque
officiellement le début de la campagne
électorale.
En 1995, tous les opposants
du pouvoir s'allient pour le
boycott de l'élection présidentielle ivoirienne de 1995, mis à part Francis Wodié. Ce boycott se
poursuit un mois plus tard lors des élections législatives où le PCDI obtient la majorité absolue des sièges de l'Assemblée nationale.
Le vainqueur des élections présidentielles 1995
en Côte d’Ivoire
Le 22 octobre 1995, Henri
Konan Bédié est élu président de la République de Côte d'Ivoire avec 96,16 %
des suffrages soit 1 640 635 bulletins de vote en sa faveur. La
mise en place du concept d'ivoirité l'ayant fortement
aidé, disqualifiant ainsi Alassane Ouattara, soutenu alors par
Laurent Gbagbo et toute l'opposition appelant au boycott de l'élection. Cette
élection fut considérée comme le renouvellement de la politique menée par Félix
Houphouët-Boigny depuis l'indépendance de la France en août 1960. On assiste à une ouverture démocratique en Côte
d’Ivoire par Robert Guéï, au pouvoir depuis le coup d'état, à mettre fin à la première
République.
Il a demandé la rédaction d'une nouvelle Constitution qui fut approuvée par référendum le 23 juillet 2000 par près de 87 % de la population, et une abstention de 44 %.
L’élection a été programmée pour le mois d'octobre de la même année.
Le push ivoirien en 1999
Le 24 décembre 1999, à la suite
d'une mutinerie qui s’est
transformée en coup d'État, Henri
Konan Bédié est renversé par l'armée. Le concept d'ivoirité disparaît mais la
tentation xénophobe a persisté. Le général Robert Guéï, placé au
pouvoir jusqu'à la tenue de nouvelles élections, l'ivoirité reste utilisée dans
la politique du pays pour limiter la vie sociale des « Ivoiriens d'origine
douteuse ». C'est dans ces conditions que le 23 juillet 2000, une
nouvelle Constitution est adoptée par référendum où tous les
partis politiques ont appelé à voter pour. Elle précise que seuls les Ivoiriens
nés de parents ivoiriens peuvent se présenter à une élection présidentielle.
Deux
candidats se sont détachés lors de ce premier tour, Laurent
Gbagbo et Robert Guéï qui se
partagent la majorité des suffrages dans le nord et le sud du pays. Le
score de Laurent Gbagbo est quasiment le double de celui de Robert Guéï, et
s'explique par le ralliement des partisans d'Alassane
Ouattara et d'Émile Constant Bombet. Il est
également beaucoup plus important que celui réalisé dix ans plus tôt
(18,32 % contre 59,36 %).
Savaille André,
savaillean2@gmail.com




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