La Communauté Économique des États de
l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) : Un modèle de l’organisation régionale de type
d’intégration économique du continent noir pour l’Union Africaine qui
représente le plus grand marché du monde
Le plus grand marché du monde
actuel se trouve en Afrique et les États Africains se regroupent dans l’union
Africaine qui doit réussir à la manière de la Communauté Économique des États
de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
chance de visiter à travers ce
texte dans un tableau qui indique le non colonial, le nom actuel, la capitale de
chacun d’eux, le nom des pays colonisateurs et la date de la proclamation de
l’indépendance de chaque État se trouvant dans la partie Ouest du continent
Noir. La communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest se fixe des
objectifs communs comme la coopération et l’intégration économique ; la
création d’un marché commun Ouest Africain et la création d’une union
économique et monétaire dans la sous-région africaine et cette communauté fonctionne
selon les règlements de leurs institutions que nous vous présentons :
a) La Conférence des Chefs d’État
et de Gouvernement; b) Le Conseil des Ministres; c) Le Parlement de la
Communauté; d) Le Conseil Économique et Social de la Communauté; e) La Cour de
Justice de la Communauté; f) Le Secrétariat Exécutif; g) Le Fonds de
Coopération, de Compensation et de Développement ; h) Les Commissions Techniques
Spécialises; i) Toutes autres institutions qui peuvent être créées par la
Conférence, les Institutions de la Communauté exercent leurs fonctions et
agissent dans les limites des pouvoirs qui leur sont conférés. Il existe très
peu d’auteurs qui consacrent leurs écrits sur le processus de l’intégration économique
régionale, il fallait attendre jusqu’en 1961 pour que l’économiste
hongrois Béla Balassa dans son fameux livre intitulé « les Théorie de
l’Intégration Économique » dans lequel il a présenté les différentes étapes
d’un processus d’intégration régionale à savoir la zone de libre-échange (free trade
area), l’union douanière (customs union), le marché commun (common or single
market), l’union économique et monétaire (economic union).
À partir du 1 er janvier 1990
tel que prévu à l’article 54 du présent Traité, il est progressivement établi au
cours d’une période de dix (10) ans, une Union douanière entre les États
Membres. Au sein de cette Union, les droits de douane et les autres taxes
d’effet équivalent frappant les importations de produits originaires de la Communauté
sont éliminés; les États Membres conviennent de l’établissement progressif d’un
tarif extérieur commun en ce qui concerne tous les produits importés dans les
États Membres et en provenance de pays tiers, conformément au calendrier proposé
par la Commission Commerce, Douanes, Fiscalité, Statistiques, Monnaie et
Paiements ; Conformément au prescrit de la charte de la CEDEAO article, «
dumping » signifie le transfert de marchandises originaires d’un État Membre
dans un autre État Membre pour la vente: Il est créé un Comité des Banques
Centrales de l’Afrique de l’Ouest, composé des Gouverneurs des Banques
Centrales des États Membres. Ce comité, conformément aux dispositions du présent
Traité, établit son règlement intérieur, le protocole sur la libre circulation
des personnes, les droits de résidence et d’établissement fut signés à Dakar en
1979. Il est prévu qu’en une période de quinze ans à compter de l’entrée en
vigueur de ce protocole, seront réalisés en trois étapes le droit d’entrée et
l’abolition de visa, le droit de résidence et le droit d’établissement. Il
s’agit en
quinze ans de faire bénéficier les
mêmes droits que ceux des nationaux et les ressortissants des États membres.
Peu de chose a été positivement réalisé sur ce plan et l’on est arrivé à la
troisième phase. Il y a certes un assouplissement des procédures d’entrée et de
visa et les ressortissants peuvent entrer sans visa pour un séjour de
quatre-vingt-dix jours dans beaucoup de pays de la CEDEAO, d’après la charte constitutive
de la communauté, le protocole instituant la libre circulation des personnes et
des biens, le droit de résidence et d’établissement n’est pas entièrement
appliqué.
En 2000, la CEDEAO a mis en
circulation un passeport communautaire, que les États membres ont adopté sur
leur territoire en 2005. Elle a également mis en circulation, en 1999, un
chèque de voyage qui permet d’atténuer la non-convertibilité des monnaies qui
cohabitent en son sein. Le chèque de voyage CEDEAO lancé en juillet 1999 pour
faciliter les opérations de commerce et de paiement satisfait les usagers, mais
connaît un relatif succès. Celui-ci souffre à cause du manque de publicité. Qu’en
est-il de l’union monétaire de la CEDEAO ?
L’Eco est le nom d’un projet de
monnaie unique des pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de
l’Ouest(CEDEAO) datant des années 1960.
Son introduction, initialement
prévue pour décembre 2009, a été reportée à janvier 2015, avant d’être signalée
comme étant au point mort en 2014. Elle devait aboutir à la fusion de deux
zones monétaires actuelles, la Zone monétaire ouest-africaine, initiatrice du
projet et utilisatrice de monnaies nationales, et l’Union économique et
monétaire ouest-africaine, utilisatrice d’un des deux francs CFA et qui a
rejoint la démarche en 2013. Ce projet
est concurrencé par celui de l’extension du franc CFA (UEMOA) au Nigeria et à
toute la région, franc CFA qui deviendrait donc une monnaie commune et stable
pour l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest.
En juin 2019, les grands
argentiers des 15 pays de la CEDEAO ont insisté sur l’importance de renforcer
la convergence macroéconomique des 15 pays. Le respect du calendrier de mise en
œuvre de la monnaie unique dépendra « des efforts » de chaque pays en la
matière, a déclaré le président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Brou.
« Les performances en matière de convergence macroéconomique sont une condition
sine qua non » pour la monnaie unique, a insisté Adama Koné, ajoutant
qu’il fallait « renforcer les mécanismes de surveillance multilatérale ». Une devise
unique « va apporter beaucoup à nos économies ». C’est une occasion
d’intégration qu’il faut saisir pour les pays africains, car les marchés sont actuellement
fragmentés”. Selon le dernier rapport publié par les dirigeants de la
CEDEAO dont Marcel de Sousa sur chaque cent (100) ouest-africains qui décident
d’immigrer en Europe quatre-vingt souhaitent de rester en Afrique de l’Ouest
surtout au Nigeria, il reste beaucoup à faire surtout sur le plan sécuritaire
concernant les groupes terroristes qui frappent sévèrement la région
ouest-africaine.
Savaille ANDRE
Étudiant en Science Politique/INAGHEI
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