La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)

La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) : Un modèle de l’organisation régionale de type d’intégration économique du continent noir pour l’Union Africaine qui représente le plus grand marché du monde

Le plus grand marché du monde actuel se trouve en Afrique et les États Africains se regroupent dans l’union Africaine qui doit réussir à la manière de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). 

Communauté économique des états de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO)Certains Chef d’États africains notamment en Afrique de l’ouest décident de créer une zone d’intégration économique, qui est aujourd’hui la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Conseil est né de l’éphémère Union Sahel-Bénin, elle-même créée par les quatre États membre originels du Conseil en tant que successeur partiel à la fédération régionale de colonies de l’Afrique-Occidentale française (AOF). Suite  à l’échec de la première Fédération du Mali, le président Houphouët-Boigny senti la nécessité de ne pas laisser seul chaque nouvel État c’est-à-dire celui qui vient tout juste d’accéder à l’indépendance devant les difficultés de la construction d’un État moderne recherché plutôt l’unité africaine c’est-à-dire qu’il faut rechercher l’Union dans le respect de la personnalité propre, lors de la conférence d’Abidjan signé le 29 mai 1959 par quatre États à savoir : le Benin, la Burkina Faso, la Cote d’Ivoire et le Niger, de cette même année est ne également l’Union Douanière Ouest-Africain (UDOA) et en 1966 ils ont rejoint par le Togo. Depuis 1966, le Conseil s’est doté d’un secrétariat administratif permanent situé à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Un fonds d’entraide et de garantie des emprunts permet de soutenir les membres les plus défavorisés. En 1972, le général Yacoubu Gowon du Nigéria et le général togolais Gnassingbé Eyadema proposèrent la création d’une zone d’intégration économique régionale, attirant l’attention des dirigeants de la région. Ils proposèrent cela entre juillet et août 1973 à 12 pays de la région. Le Traité de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) signe à Lagos le 28 mai 1975 et considérant ses acquis et la CEDEAO compte aujourd’hui 13 États membres que vous avez la
chance de visiter à travers ce texte dans un tableau qui indique le non colonial, le nom actuel, la capitale de chacun d’eux, le nom des pays colonisateurs et la date de la proclamation de l’indépendance de chaque État se trouvant dans la partie Ouest du continent Noir. La communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest se fixe des objectifs communs comme la coopération et l’intégration économique ; la création d’un marché commun Ouest Africain et la création d’une union économique et monétaire dans la sous-région africaine et cette communauté fonctionne selon les règlements de leurs institutions que nous vous présentons :
a) La Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement; b) Le Conseil des Ministres; c) Le Parlement de la Communauté; d) Le Conseil Économique et Social de la Communauté; e) La Cour de Justice de la Communauté; f) Le Secrétariat Exécutif; g) Le Fonds de Coopération, de Compensation et de Développement ; h) Les Commissions Techniques Spécialises; i) Toutes autres institutions qui peuvent être créées par la Conférence, les Institutions de la Communauté exercent leurs fonctions et agissent dans les limites des pouvoirs qui leur sont conférés. Il existe très peu d’auteurs qui consacrent leurs écrits sur le processus de l’intégration économique régionale, il fallait attendre jusqu’en 1961 pour que l’économiste hongrois Béla Balassa dans son fameux livre intitulé « les Théorie de l’Intégration Économique » dans lequel il a présenté les différentes étapes d’un processus d’intégration régionale à savoir la zone de libre-échange (free trade area), l’union douanière (customs union), le marché commun (common or single market), l’union économique et monétaire (economic union).

À partir du 1 er janvier 1990 tel que prévu à l’article 54 du présent Traité, il est progressivement établi au cours d’une période de dix (10) ans, une Union douanière entre les États Membres. Au sein de cette Union, les droits de douane et les autres taxes d’effet équivalent frappant les importations de produits originaires de la Communauté sont éliminés; les États Membres conviennent de l’établissement progressif d’un tarif extérieur commun en ce qui concerne tous les produits importés dans les États Membres et en provenance de pays tiers, conformément au calendrier proposé par la Commission Commerce, Douanes, Fiscalité, Statistiques, Monnaie et Paiements ; Conformément au prescrit de la charte de la CEDEAO article, « dumping » signifie le transfert de marchandises originaires d’un État Membre dans un autre État Membre pour la vente: Il est créé un Comité des Banques Centrales de l’Afrique de l’Ouest, composé des Gouverneurs des Banques Centrales des États Membres. Ce comité, conformément aux dispositions du présent Traité, établit son règlement intérieur, le protocole sur la libre circulation des personnes, les droits de résidence et d’établissement fut signés à Dakar en 1979. Il est prévu qu’en une période de quinze ans à compter de l’entrée en vigueur de ce protocole, seront réalisés en trois étapes le droit d’entrée et l’abolition de visa, le droit de résidence et le droit d’établissement. Il s’agit en
quinze ans de faire bénéficier les mêmes droits que ceux des nationaux et les ressortissants des États membres. Peu de chose a été positivement réalisé sur ce plan et l’on est arrivé à la troisième phase. Il y a certes un assouplissement des procédures d’entrée et de visa et les ressortissants peuvent entrer sans visa pour un séjour de quatre-vingt-dix jours dans beaucoup de pays de la CEDEAO, d’après la charte constitutive de la communauté, le protocole instituant la libre circulation des personnes et des biens, le droit de résidence et d’établissement n’est pas entièrement appliqué.
En 2000, la CEDEAO a mis en circulation un passeport communautaire, que les États membres ont adopté sur leur territoire en 2005. Elle a également mis en circulation, en 1999, un chèque de voyage qui permet d’atténuer la non-convertibilité des monnaies qui cohabitent en son sein. Le chèque de voyage CEDEAO lancé en juillet 1999 pour faciliter les opérations de commerce et de paiement satisfait les usagers, mais connaît un relatif succès. Celui-ci souffre à cause du manque de publicité. Qu’en est-il de l’union monétaire de la CEDEAO ?

L’Eco est le nom d’un projet de monnaie unique des pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest(CEDEAO) datant des années 1960.
Son introduction, initialement prévue pour décembre 2009, a été reportée à janvier 2015, avant d’être signalée comme étant au point mort en 2014. Elle devait aboutir à la fusion de deux zones monétaires actuelles, la Zone monétaire ouest-africaine, initiatrice du projet et utilisatrice de monnaies nationales, et l’Union économique et monétaire ouest-africaine, utilisatrice d’un des deux francs CFA et qui a rejoint la démarche en 2013. Ce projet est concurrencé par celui de l’extension du franc CFA (UEMOA) au Nigeria et à toute la région, franc CFA qui deviendrait donc une monnaie commune et stable pour l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest.
En juin 2019, les grands argentiers des 15 pays de la CEDEAO ont insisté sur l’importance de renforcer la convergence macroéconomique des 15 pays. Le respect du calendrier de mise en œuvre de la monnaie unique dépendra « des efforts » de chaque pays en la matière, a déclaré le président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Brou. « Les performances en matière de convergence macroéconomique sont une condition sine qua non » pour la monnaie unique, a insisté Adama Koné, ajoutant qu’il fallait « renforcer les mécanismes de surveillance multilatérale ». Une devise unique « va apporter beaucoup à nos économies ». C’est une occasion d’intégration qu’il faut saisir pour les pays africains, car les marchés sont actuellement fragmentés”. Selon le dernier rapport publié par les dirigeants de la CEDEAO dont Marcel de Sousa sur chaque cent (100) ouest-africains qui décident d’immigrer en Europe quatre-vingt souhaitent de rester en Afrique de l’Ouest surtout au Nigeria, il reste beaucoup à faire surtout sur le plan sécuritaire concernant les groupes terroristes qui frappent sévèrement la région ouest-africaine.

Savaille ANDRE
Étudiant en Science Politique/INAGHEI

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