JEUNESSE ET SOCIÉTÉ HAÏTIENNE; QUE FAIRE POUR UN AVENIR MEILLEUR ?
Très souvent, l’on a tendance à considérer la jeunesse comme
la force vive d’une nation ou l’espoir qui fait rêver sous un angle
progressiste. Ça fait quelque temps
depuis qu’on ressasse cette même pensée alors que rien ne semble s’améliorer. Autrefois,
les gens étaient plus vertueuses et nourrissaient des valeurs telles que la
moralité, la solidarité, la fraternité, l’entraide, l’amour envers les autres,
le respect… Ainsi, à cette époque-là, le respect des autres devait être mérité
et gagné au prix de nombreux efforts et sacrifices consentis compte tenu de la rigueur des
principes régissant le comportent humain. Mais… à notre époque… depuis quelques
années, les choses semblent changer… aucun espoir ne semble se profiler à l’horizon.
Ce qui était anormal devient normal et s’érige en règle. La
corruption et l’irrespect sont devenus les maîtres-mots de la pratique du genre
humain du fait du bannissement des mœurs et des valeurs morales. Les institutions
deviennent tellement fragilisées qu’on a
l’impression qu’elles semblent ne plus exister. Chez nous, c’est la pagaille.
On est en train de creuser notre propre tombe alors qu’ailleurs, d’autres pays créent un avenir meilleur pour
les jeunes en garantissant le bien-être
collectif à travers le développement durable, en s’inscrivant dans un schéma de
planification et de structuration globale.
Il fût un temps ou chez nous on se mettait d’accord sur l’orientation
à donner à notre société ; l’éducation et la formation de nos jeunes y occupaient
une place de choix, dans nos familles et nos communautés les jeunes ne
s’inquiétaient point de leur avenir….
A présent, de nouvelles pratiques semblent l’emporter sur
celles d’autrefois et laissent présager ce sentiment de désespoir même dans les
esprits encore clairs et bienveillants ! Mais…QU’AVONS-NOUS FAIT DE CETTE JEUNESSE SOUFFRANTE ? Partout c’est
le désordre.
Désormais, se former ne suffit plus, il faut être parrainé
pour trouver son emploi. Etre compétent ne suffit plus, il faut vendre sa loyauté
à un dirigeant médiocre jouissant de tous les privilèges du pouvoir ;
Avoir de la conviction ne tient plus, il faut se laisser entraîner par les valeurs
immondes de cette société…
En outre, Comment admettre que l’Administration Publique
Haïtienne regorge de 95% crétins et de
crapules sans diplôme alors que l’excellence académique aurait dû primer ?
Pourquoi autant de jeunes formés au chômage alors qu’ils auraient pu se mettre
au service de l’Etat ? Pourquoi le diplôme universitaire ne vaut plus rien
par rapport à la militance ?
En fin de compte, cette société est loin d’être celle
profitable à l’émancipation de notre jeunesse.
Celle-ci doit cependant s’engager dans ce combat pour éliminer ces pratiques
et monter une nouvelle facette des réalités sociales et politiques. L’Etat dans
tout ça, doit accorder la priorité aux politiques publiques en vue de favoriser
le développement durable. Les institutions doivent retrouver leur rôle d’antan…et
encore une fois, la jeunesse doit pouvoir décider véritablement de son
sort ; soit elle vit, soit elle meurt. Elle a de toute façon le droit d’accepter
ou de ne pas accepter la condition dans laquelle elle vit.
Idionel
CÉUS,
Etudiant en Administration Publique / INAGHEI
idionelceus@gmail.com


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